Hommage #TogoDebout à Raymonde DANIKEY

Hommage à notre compatriote et compagnon de lutte Raymonde Wolassi Danikey

C’est avec une grande tristesse et le cœur meurtri que je prends la parole au nom de TogoDebout pour m’adresser à vous.

Passionnée par l’autre, aimant servir et désirant un Togo meilleur, Raymonde fait partie de ceux et celles qui ont servi et qui servent passionnément et inconditionnellement le Togo.

Authentique militante Ablodévi à l’image de sa famille qui a écrit les belles pages de la lutte pour la libération et l’indépendance du TOGO, Raymonde a été la coordinatrice de TogoDebout au Canada de 2017 à 2020 et s’est impliquée dans plusieurs mouvements associatifs et communautaires dont la Communauté Togolaise au Canada (CTC) dont elle fut la secrétaire générale.

Infatigable, inlassable, elle était de tous les combats, de toutes les manifestations de la diaspora et sur le terrain au Togo. Lors des dernières Présidentielles de Février 2020, son dernier fait d’arme a été d’assister les forces démocratiques pour que la liberté et la vérité des urnes soit respectée…. En vain !

Calmer les uns, apaiser les autres, rechercher l’unité, montrer l’exemple et faire preuve d’abnégation malgré sa douloureuse maladie nourrissaient son sacerdoce. Raymonde a été très malade en 2016 mais la maladie n’a jamais eu raison de sa détermination. Elle mettait souvent les bouchées doubles jusqu’à ses dernières heures pour la cause si ingrate qu’est notre lutte. Trois jours avant sa disparition brutale, elle travaillait encore à l’avènement d’un Togo meilleur.

Togo, pays de nos aïeux, puisses tu porter des filles et des fils de la trempe de Raymonde, forte, paisible, joyeuse, vaillante et dont le cœur soupire sans relâche vers la liberté.

Raymonde, tu as combattu le bon combat: tu as été une épouse, une mère, une sœur, une amie, une militante, une battante et une combattante forte, toujours debout.

Nous avons toujours su compter sur elle et sa loyauté était sans faille. Lors de notre dernière conversation, elle me faisait part de son inquiétude à propos de l’avenir de TogoDebout en me priant de faire mon nécessaire dans ces temps d’incertitude pour que l’esprit ABLODE reste le point de repère de tous les sympathisants de notre lutte. Sa clairvoyance nous invite à respecter sa dernière volonté.

Tu as plié mais tu n’as pas cédé, et tu es partie dans la dignité, sois remerciée pour ce don de toi.

Va en paix et que cette terre de nos aïeux que tu as tant chérie, te soit légère.

TogoDebout jusqu’au bout !

Karl Gaba
Coordinateur Général

TOGO : UN CADRE ÉLECTORAL TRANSPARENT POUR LE VOTE DE LA DIASPORA

COLLECTIF TOGODEBOUT EUROPE

TOGO : UN CADRE ELECTORAL TRANSPARENT
POUR LE VOTE DE LA DIASPORA

Réformes électorales et institutionnelles indispensables

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Issu du grec ancien, le terme diaspora désigne la dispersion à travers le monde d’une communauté ethnique ou d’un peuple.

A l’origine, ce terme ne recouvrait que le phénomène de dispersion proprement dit. Aujourd’hui et par extension, il désigne également le résultat de la dispersion, c’est-à-dire l’ensemble des membres d’une communauté dispersés dans plusieurs pays.

Le phénomène de dispersion du peuple togolais a connu différentes motivations et étapes, ainsi que différents paliers historiques en termes de nombre de migrants. D’une dispersion “au fil de l’eau”, principalement motivée
par l’acquisition ou l’exercice de compétences professionnelles, de la période coloniale aux premières années de l’indépendance du Togo, le flux migratoire s’est accéléré et a pris une dimension plutôt politique au cours des décennies 70 et 80, avant de connaître des vagues importantes d’exodes de la   populations liés aux crises politiques récurrentes qui secouent le Togo depuis octobre 1990.

La diaspora togolaise est aujourd’hui dispersée sur les cinq continents. Mais c’est indéniablement l’Afrique francophone, et en particulier les pays voisins du Togo qui ont accueilli le plus grand nombre de migrants d’origine togolaise.

Les Togolais résidant à l’étranger répondent à quatre statuts administratifs dans leur pays d’accueil :

• Les réfugiés ont fui le Togo pour des motifs politiques afin de sauver leur vie,
• Les Togolais en situation irrégulière dans leur pays d’accueil ont quitté le Togo soit par peur des représailles suite à leur implication citoyenne ou politique, soit pour des raisons économiques, soit pour les études dont la durée est arrivée à terme sans qu’ils aient pu obtenir le changement de leur statut,
• Les membres de la diaspora togolaise en situation régulière ont quitté le Togo avec des documents administratifs en règle délivrés par les représentations diplomatiques de leur pays d’accueil, soit pour des motifs économiques ou d’études, soit pour rejoindre leur famille dans le cadre d’un regroupement familial,
• Enfin certains membres de la diaspora togolaise ont acquis la nationalité de leur pays d’accueil, par mariage ou par naturalisation. Au sein de cette dernière catégorie, certains ont dû renoncer à leur nationalité d’origine, la double nationalité n’étant pas autorisée dans leur pays d’adoption.

Les réfugiés politiques ou économiques, en situation régulière ou non, constituent la composante la plus importante de la diaspora togolaise. C’est la raison pour laquelle la défiance reste grande vis à vis des ambassades et autorités consulaires. Celles-ci sont perçues comme les représentants du pouvoir central togolais susceptibles de poursuivre les persécutions, même dans les pays d’exil. De telles craintes, un temps estompées, ont été ravivées par des personnes suspectes, repérées dans les manifestations récentes de la diaspora togolaise en train de prendre discrètement des photos et soupçonnées d’être des espions travaillant pour les ambassades.

Pour rendre effectives les dispositions constitutionnelles et électorales qui devraient permettre aux Togolais résidant à l’étranger de voter en toute transparence, nombre de pré requis sont indispensables. Parmi ces pré
requis figurent les réformes électorales, une procédure de facilitation des conditions d’obtention des documents administratifs permettant aux Togolais résidant à l’étranger, quelle que soit leur situation administrative dans le pays d’accueil, de s’inscrire sur les listes électorales et un recensement général des
Togolais résidant à l’étranger.

Il convient également de mettre en place un cadre de confiance et de gestion des opérations électorales avec des listes électorales fiables et contrôlées ; le déroulement des opérations de vote selon les dispositions légales du code électoral ; des dispositifs d’observation des élections qui impliquent les organisations qui ont une expertise en matière électorale ; le dépouillement public des bulletins par bureau de vote ; et la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote avant leur centralisation, et autant que faire se
peut, l’établissement de bureaux de vote hors des sites d’ambassades et de consulats.

La diaspora togolaise reste très attachée à son pays d’origine et elle joue un rôle actif et positif dans le développement socio-économique du Togo par les transferts et partages multiples tels que le transfert de fonds, de compétences, de technologies. Le vote des Togolais résidant à l’étranger est un devoir civique. Mais pour que la diaspora puisse véritablement compter dans la situation économique, sociale et politique du Togo, son droit de
vote doit être élargi à la représentation des Togolais établis à l’étranger au sein des institutions nationales telles que le parlement, le conseil économique et social et les institutions délibératives territoriales en cours de création.

Compte tenu des circonstances actuelles et surtout compte tenu de la date fixée à ce jour pour les prochaines élections législatives au Togo, il est difficile d’espérer que le projet de vote de la diaspora puisse se concrétiser à l’échéance du 20 décembre 2018, soit dans un délai légèrement supérieur à trois (3) mois à compter de ce jour.

En effet, pour que le vote des Togolais de l’étranger soit effectif tout en répondant aux normes internationales de transparence d’une élection, une série de préalables listés ci-après doivent être réunis. Ces préalables devraient entraîner des modifications significatives du code électoral, de la structuration de la Commission Nationale Indépendante (CENI), ainsi que de la structuration de l’Assemblée nationale. Il sera en effet nécessaire de :

1. Préciser les conditions d’inscription des membres de la diaspora togolaise sur les listes électorales et régler les incohérences relevées dans le code électoral actuellement en vigueur ;
2. Créer et mettre en place les démembrements de la CENI dans les ambassades et consulats (Voir Chapitre 2 : Les pré requis pour un vote équitable et transparent des Togolais de l’étranger) ;
3. Ouvrir les inscriptions sur les listes électorales avec un minimum de climat de confiance pour que la diaspora, essentiellement composée de réfugiés (politiques et économiques) accepte de confier ses données personnelles à ceux qu’elle considère aujourd’hui, à tort ou à raison comme les représentants
de ses bourreaux, (Voir Chapitre 3 : un cadre de confiance et de gestion des opérations électorales) ;
4. Revoir la répartition des sièges de l’assemblée nationale et le découpage électoral pour inclure les représentants (députés) des Togolais de l’étranger. (Voir Chapitre 4 : du vote à la représentation de la diaspora togolaise dans les institutions nationales et territoriales) ;
5. Mettre en place, de manière indépendante et consensuelle, le Haut Conseil des Togolais de l’étranger qui puisse jouer le rôle de tiers de confiance dans l’organisation et la supervision du vote de la diaspora. En effet, il est impératif que la diaspora togolaise se prenne elle-même en main, à la suite de la mascarade orchestrée à Munich le 11 août 2018 par des cadres du parti au pouvoir, au nom d’une « Première université d’été de la diaspora togolaise d’Allemagne sous la Présidence de Mr Affoh Atcha Dedji, membre du bureau politique du Parti UNIR » et à la suite du communiqué publié le 13 août par le
département communication d’un Haut Conseil de la Diaspora Africaine(HCDA), organisation fictive de la diaspora africaine dont personne n’avait entendu parler auparavant.

Paris, le 15 septembre 2018
La coordination TogoDebout Europe
Brigitte Améganvi +33 6 14 88 31 21

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Proposition de feuille de route pour une sortie de crise pérenne

Pour mettre un terme à l’État d’exception permanent

La communauté internationale face à ses responsabilités

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La feuille de route ambitieuse que nous vous proposons est à la mesure des efforts incontournables qu’il faudra engager pour déraciner sérieusement un système tentaculaire qui s’est installé à la tête de l’État togolais depuis plus de 50 ans. C’est là le prix à payer pour que le Togo reprenne pacifiquement la voie de l’alternance démocratique que la jeunesse togolaise appelle de ses vœux depuis Octobre 1990.

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Communiqué N°2 : Alerte sur la poursuite des arrestations arbitraires de Lomé à Dapaong

COMMUNIQUE N°2

Peuple Togolais en lutte, nous Togolais de la Diaspora tenons à saluer ton courage et ta détermination qui font trembler cette tyrannie cinquantenaire.

La force de nos convictions prend forme. Nous arrivons ainsi à mi-chemin d’une lutte ayant laissé moult de nos compatriotes, soit emprisonné(e)s, soit blessé(e)s, soit en exil, soit mort(e)s.

Nous nous inclinons à nouveau devant ces martyrs et souhaitons un prompt rétablissement aux souffrants.

Le monde entier à présent tourne son regard vers le TOGO. Allons-nous demeurer une curiosité au sein de l’espace CEDEAO ou briserons-nous les chaines de cette dictature vieille de 50 ans, symbolisée par M. Faure Gnassingbé ?

Seule notre constante détermination donnera corps à la réponse à cette question dans un TOGO où l’illégitimité de M. Faure Gnassingbé rime avec duplicité, gabegie et mégalomanie.

La Diaspora Togolaise par TOGODEBOUT- EUROPE invite le peuple Togolais en lutte, à rester éveillé face à tout dialogue qui ne prendra pas en compte nos revendications légitimes à savoir :
– Le retour à la Constitution Originelle de 92
– Le droit de vote de la diaspora
– La libération sans condition de tous les détenus politiques

Nous alertons l’opinion nationale et internationale sur la poursuite des arrestations arbitraires de Lomé  à Dapaong, par le clan Gnassingbé aux abois, pendant que M. Faure agite la perspective d’un dialogue.

Face à ce qu’il convient de nommer un « terrorisme d’Etat », nous devons rester DEBOUT et dire CA SUFFIT !

C’est pourquoi, nous convions les Togolaises et Togolais, les Africains, les amis de l’Afrique ce samedi 25 novembre 2017 à la place de la République à PARIS, pour dire NON au règne dynastique en Afrique, OUI à une alternance politique pour que naisse un TOGO LIBRE et démocratique.

Fait à Paris, le 23 novembre 2017
Le Collectif TOGO DEBOUT- EUROPE

Téléchargez le communique N°2 du 23 Novembre 2017

APPEL A LA DIASPORA TOGOLAISE ET A TOUS LES PANAFRICAINS POUR LE 25 NOVEMBRE 2017

APPEL A LA DIASPORA TOGOLAISE A TOUS LES PANAFRICAINS POUR
LA GRANDE MARCHE DE PARIS LE 25 NOVEMBRE 2017
Avertissement de la diaspora panafricaine et des amis de l’Afrique à l’OIF, l’UA et l’UE
Aux associations togolaises, panafricaines d’Europe et aux amis de l’Afrique,

Un drame humain se déroule actuellement sous nos yeux au Togo ! D’autres pays Africains n’échappent pas non plus à ce drame. Du Gabon au Cameroun, en passant par le Tchad, le Congo-Brazzaville, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale, le Zimbabwe…, le joug de la dictature ne cesse d’opprimer les peuples, dans le silence coupable de l’Union Africaine et de la communauté internationale : ceci n’est plus tolérable.

Au Togo et partout dans le monde, le peuple togolais et sa diaspora ne cessent d’élever leur voix pour dénoncer les barbaries d’une autre ère qui s’abattent sur des populations aux mains nues qui réclament démocratie, liberté et développement, confisqués par une dictature cinquantenaire similaire à celle d’autres pays africains sub-sahariens.

Face à cette situation, face au drame que vivent nos frères migrants africains en Lybie et face à la complaisance coupable de la communauté internationale, au nom de la plateforme TogoDebout, nous lançons une invitation à toutes les diasporas togolaises et Africaines d’Europe, et aux vrais amis de l’Afrique pour une Marche des Panafricains d’Europe à Paris, le Samedi 25 novembre 2017 de 12 h à 17 heures de la Bastille à la République.

Ensemble disons : 50 ans ça suffit ! NON à la dictature qui jette la jeunesse africaine sur les routes de l’exil ! NON à la monarchie au TOGO, au Gabon et ailleurs en Afrique ;
Disons haut et fort que les peuples Africains veulent pouvoir disposer du libre choix de leurs dirigeants, de la bonne gouvernance et de mieux-être des populations.

Conjuguons nos forces et efforts pour sauver le Togo et les pays africains qui subissent le même sort que le Togo, car c’est au peuple que revient le dernier mot et la victoire.
Recevez chers compatriotes, chers pan-africanistes et amis de l’Afrique nos salutations engagées.

Fait le 1 7 Novembre 2017
La Coordination TogoDebout
Contacts :
togodebout@togodebout.info
Tél : +336 14 88 31 21

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